Ce que la progression spectaculaire du vote Le Pen dit de la Bretagne.

Les résultats du second tour viennent donc confirmer ce que nous disions au premier (https://barr-avel.blog/2022/04/16/le-vote-identitaire-en-tres-forte-progression-en-bretagne/), à savoir que le vote anti-mondialiste progresse de manière spectaculaire en Bretagne.

Présidentielle 2022 Bretagne
En vert, les communes gagnées par le vote Le Pen au second tour de 2022

Au second tour, la candidate du Rassemblement National réalise 33,42% des suffrages en Bretagne administrative et 30,52% en Loire-Atlantique, soit un total pour la Bretagne à 5 d’environ 32%, soit un électeur sur trois. En 2017, Marine Le Pen n’obtenait même pas 24% à l’échelle de la Bretagne à 5. Soit une hausse d’environ 33% à l’échelle de la Bretagne entre 2017 et 2022. À titre de comparaison, le score de Marine Le Pen n’a évolué que d’un peu moins de 25% à l’échelle hexagonale.

Carte élection 2017
L’évolution du vote Le Pen en France entre 2017 et 2022

Cette poussée spectaculaire du vote Le Pen en Bretagne ne doit pas laisser croire que les électeurs bretons adhèrent au projet jacobin du lepénisme, mais plutôt qu’ils adhèrent à son rejet de l’immigration et au rejet du projet globaliste macronien dans son ensemble.

Election 2022 carte
Les scores par commune

En Bretagne, c’est dans le Kreiz-Breizh que la candidate du RN réalise ses meilleurs scores, avec plusieurs communes qui placent le RN en tête. Les côtes bretonnes, qui jouissent d’un environnement social et ethnique très privilégié, semblent naturellement moins rejeter le projet globaliste macronien. De la même manière, la Haute-Bretagne et surtout ses deux métropoles semblent s’inscrire parfaitement dans le projet mondialiste.

Les communes marinistes (bleu foncé) et les communes macronistes (violet) en Bretagne administrative

On peut désormais schématiquement distinguer trois Bretagnes. Une Bretagne côtière, vieillissante, très francisée par la venue massive de retraités parisiens, préservée des problèmes, qui place franchement Macron en tête (2/3 contre 1/3 environ). Vient ensuite la Haute-Bretagne, marquée géographiquement par le gigantisme des deux métropoles de l’Est, franchement cosmopolite, qui place très nettement Macron en tête (3/4 contre 1/4 environ) et avait fait la part belle à Mélenchon au premier tour. Vient enfin, dans la ruralité bretonne, la Bretagne encore bretonne, la Bretagne des artisans, des ouvriers, des paysans. Cette Bretagne est partagée entre le vote Macron et le vote Le Pen, et place même dans plusieurs communes la candidate du Rassemblement National en tête.

Présidentielle Bretagne Macron
Le vote Macron très fort à l’Est, plus mesuré en Basse-Bretagne.

En conclusion, tous les signaux semblent passer au vert pour l’émergence d’une alternative bretonne anti-mondialiste et franchement identitaire.

War-raok evit hor bro ! Nouvelle Chouannerie !

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Logan Gourenez

Une réflexion sur “Ce que la progression spectaculaire du vote Le Pen dit de la Bretagne.

  1. Mon journal de bord (facebook.com/Celte que j’aime.)
    Mercredi 27 Avril 2022
    Les cervelles médiatiques de service sur la télé officielle A2 et la 5 en particulier commencent à oser quelques auto-critiques ; ils essaient de lutter contre leur aveuglement en ce qui concerne les électeurs de Marine le Pen et ils cherchent (enfin ?) à comprendre ce que veulent les « Gilets Jaunes ». Ce n’est pas gagné. Ils sont sur une planète où leurs raisonnements sont formatés dans les moules idéologiques fabriqués par les mésaventures séculaires de la révolution française qui a voulu mettre le peuple au pouvoir, en dépit de Dieu et du roi.
    Si je décode l’affaire, d’un point de vue existentiel, je me dis que la droite a accusé la gauche d’avoir assassiné le roi. C’est un fait. La droite assise depuis des millénaires, à la « droite du père » (depuis Abraham et Clovis) ne réfléchit à rien d’autre qu’à reprendre le pouvoir. Les Eglises, passées du côté des riches, s’en sont mêlées, et il n’est pas possible de se remettre en cause ici quand on est dans les eaux du Bon Dieu, ailleurs dans les autres religions du livre, dans les émirats par exemple ; la puissance divine est corrélée à la puissance que donne la richesse. La divinité a la peau dure, et d’autant plus qu’elle se tait obstinément quelques soient les invocations et les prières qu’on lui adresse. La droite bien pensante parle à sa place et les croyants s’en remettent aux religions sans barguinier. Dieu c’est la vie promise sans la mort. Les usurpateurs de la puissance divine utilisent les trompettes de la renommée et les richesses terrestres pour aveugler les populations et les empêcher de réfléchir en dehors des religions et philosophies soigneusement entremêlées par les mêmes croyances exploitées durant les quatre derniers millénaires. C’est dire que défendre sa religion est devenu vital, côté vie de l’esprit.
    A gauche, ça réfléchit à fond de manière créative, comme Annah Harendt ou même Jean-Luc Mélenchon actuellement. Mais l’idée de l’absence d’un créateur de l’univers semble impossible à concevoir. Personne n’arrive à lâcher Dieu, sauf à y perdre ses valeurs classiques, et dieu sait que le catholicisme romain est constitutif de l’épiderme occidental, n’est-ce pas Michel Onfray, au détriment par ailleurs du derme celtique européen enfoui sous le vernis latin. Mais la sagesse celtique persiste, enfouie sous les décombres. Elle proclame toujours autant que DIEU EST INCONNAISSABLE, d’une part ET QUE LA MORT EST L’UNIQUE NÉCESSITÉ QUI COMMANDE LE DESTIN DE L’HUMANITÉ d’autre part. Donc, oui, Dieu on peut y croire. Mais non on ne parle pas à sa place. Oui la parole dit le triomphe de la vie. Oui la mort est universelle, « pour l’homme comme pour le chêne » dit le poète, et d’ailleurs tout l’univers disparaîtra un jour.
    Je persiste à penser que réfléchir en dehors du dogme religieux qui a pipé les dés à partir d’Abraham en instituant les prémisses de la royauté de droit divin, quatre mille ans avant le meurtre du roi français par le peuple, permet à la gauche de retrouver les fondements existentiels qui permettent de faire triompher la vie autrement qu’en s’en remettant à Dieu pour instaurer la paix. Le sabre et le goupillon, armés par la richesse de certains privilégiés, déclenchent périodiquement des guerres, devenues apocalyptiques comme les deux dernières, mondialisées en modèle, hélas, de celle qui est en train de commencer en Ukraine.
    IL EST URGENT DE RÉFLÉCHIR EN ESPÉRANT QUE CE N’EST PAS TROP TARD POUR LA PLANÈTE.
    La gauche joue gros jeu en ce moment. Elle en appelle à l’intelligence des peuples de l’hexagone, à leur intelligence collective, existentielle, ancrée dans ses besoins réels, enracinée dans ses territoires. Les bien-pensants d’une droite fatiguée maintenue au pouvoir parce qu’elle est assise sur un épais matelas de richesses, n’arrivent plus à argumenter leur idéologie, à faire valoir leurs raisons.
    L’évolution du monde est chaotique. Nous finissons toujours par nous heurter au mur infranchissable de la mort. Nous sommes renvoyés à notre seule responsabilité et à nos besoins vitaux. Dieu, l’Inconnaissable, se tait. Veut-il que nous devenions des adultes responsables en charge de développer la création qu’il a mise à notre disposition ? Qui sait ?
    Note dilemme actuel est la survie de la planète à la fois du côté de l’écologie et comme un malheur n’arrive jamais seul, nous sommes sous les menaces d’une guerre apocalyptique qui commence possiblement en Ukraine. A qui profite de faire la guerre sur les territoires de l’Europe ? Qui doit se poser cette question sinon les peuples concernés ? Continuerons-nous à mourir sous les bombes sans rien dire ?
    Comme depuis quelques temps l’idée me taraude d’en appeler aux femmes, ces mères en puissance. Elles ignorent leur puissance, niée par l’Homme depuis Abraham. Pourquoi l’idée ne leur vient-elle pas de se lancer dans des marches, en masse, pour abolir toutes les guerres sur toute la terre ? Pourraient-elles désarmer pacifiquement, toutes affaires cessantes, les politiques destructrices, guerrières ? Peut-être n’avons-nous pas assez conscience des drames que vivent, sous les bombes et les tortures, les peuples assassinés au prétexte de tout et n’importe quoi ?
    Le respect des frontières géographiques d’un peuple en droit de se déterminer devrait être une loi universelle à notre époque. Chacun a droit à sa place au soleil. Il faut faire le deuil du nomadisme et de la conquête de nouveaux territoires en raison du nombre de Terriens qui s’est démultiplié en un siècle à peine. Pour autant le tourisme et les échanges peuvent s’organiser autrement, en toute fraternité humaine. Un esprit fédéral pourrait sauver les territoires et redonner à chaque peuple le droit d’aménager son pays à sa main, à son goût, à ses besoins. Nos ancêtres ont su écrire une constituante. Si la Terreur n’avait pas tout gâché nous n’aurions pas caricaturé le jacobinisme en monarchie autoritaire. Vient le temps de reprendre la copie ! Sans Dieu, ni protection divine, de quoi sommes-nous capables ?

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