« Qu’est-ce que l’ethnonationalisme ? » par Arthur Kemp, un texte fondamental

Arthur Kemp est un écrivain nationaliste bien connu du monde anglo-saxon. Il naît en Rhodésie dans une famille d’origine britannique, puis fait carrière en Afrique du Sud en tant que journaliste auprès du Conservative Party of South Africa. Au milieu des années 1990, Kemp s’installe en Grande-Bretagne et prend des responsabilités dans le British National Party, parti nationaliste britannique qu’il finira par quitter en 2011. Auteur prolifique, il a écrit une bonne douzaine de livres, sur la politique surtout, mais aussi sur l’histoire ou encore la génétique.

Arthur Kemp

Kemp publia en 2008 une brochure pour le BNP, Folk & Nation. Ethnonationalism explained, depuis traduit en français par les éditions Akribeia (https://www.akribeia.fr/). Dans cette brochure, il expliquait aux militants du BNP ce qu’était l’ethnonationalisme et proposait des pistes pour sa défense.

Il nous semble important de proposer aujourd’hui à nos lecteurs les réflexions d’un auteur du monde anglo-saxon qui connaît bien les problématiques ethniques pour y avoir été confronté dès son enfance. À l’heure où le mouvement national français s’enfonce toujours plus loin dans la défense d’un nationalisme civique, nous devons proposer un discours alternatif en insistant sur la centralité de l’ethnie dans notre nationalisme breton.

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Tout d’abord, avec Arthur Kemp, nous pouvons donner une définition très simple de l’ethnonationalisme : « le nationalisme ethnique est un nationalisme qui définit la nation en terme d’ethnicité », à la différence du nationalisme civique, qui définit la nationalité en terme d’adhésion à un projet, et souvent qui insiste sur la centralité de la langue. Pour le RN par exemple, Jean Messiha est un français pour la bonne et simple raison qu’il adhère au projet français et qu’il parle français. Pour les nationalistes civiques, l’ethnicité ne rentre jamais en compte dans la définition de la nationalité. À l’inverse, nous définissons nous la nationalité en termes ethniques : est breton celui qui a des ancêtres bretons, ni plus, ni moins. C’est donc la notion d’hérédité qui est déterminante et non pas la notion d’adhésion.

Des Bretons dont la filiation ne fait aucun doute.

L’ethnonationalisme se fonde sur un principe très simple pour Arthur Kemp : le droit des peuples à l’autodétermination. C’est-à-dire que tout groupe ethnique a le droit de se gouverner lui-même sur son propre territoire. Kemp rappelle que ce droit est un droit fondamental consacré par la charte fondatrice des Nations unies.

Kemp définit 3 bases à l’ethnonationalisme : la race, l’ethnicité et le territoire.

1° Il définit la race comme « un groupe de personnes qui partagent des caractères physiques, culturels et héréditaires communs. », et insiste tout de suite sur le fait que « toutes les races ont droit à une égale dignité et à un égal respect », et que toute défense d’une supériorité rend de toute façon « invendable sur le plan politique » l’ethnonationalisme.

2° Ensuite vient la notion d’ethnicité, « nom donné à l’expression culturelle d’un groupe d’individus », synonyme d’origine héréditaire et culturelle d’un individu, dans laquelle le lieu de naissance ne joue aucun rôle. Il prend l’exemple du comédien Spike Milligan, né en Inde d’un père irlandais, que personne ne présente comme un indien. En Bretagne, nous pourrions multiplier les exemples à l’infini : Alan Stivell par exemple est né à Riom en Auvergne. Qui viendrait contester son appartenance ethnique au peuple breton ?

3° Le territoire enfin, est aussi l’un des piliers sur lequel doit reposer un Etat ethnonationaliste. Sans lui, « le sentiment d’unité et d’appartenance, fondé sur le lien initial de l’hérédité, ne peut prendre corps ».

La Bretagne, territoire de l’ethnie bretonne et d’elle seule

L’ethnonationalisme implique donc que tout groupe ethnique a le droit de maintenir ses traditions sur son propre territoire. Son identité et le territoire sur lequel s’épanouit cette identité ne doit souffrir d’aucune altération, car elle serait une atteinte aux droits fondamentaux du groupe concerné à l’autodétermination. Le principe ethnonationaliste s’applique à tous les groupes ethniques sans exception.

Arthur Kemp est bien conscient des attaques régulières contre l’ethnonationalisme de la part de l’estabishment. Les défenseurs de l’ethnonationalisme sont toujours renvoyés à l’Allemagne des années 30 par les sbires du système alors même qu’ils défendent bien souvent le sionisme qui repose lui aussi sur un principe ethnonationaliste… À cette obsession nous pouvons et devons opposer une autre vision et rappeler par exemple comme Arthur Kemp que « la Première Guerre mondiale a été le fait de pays européens foulant aux pieds la notion d’ethnonationalisme en s’efforçant d’incorporer différentes composantes ethniques en un seul Etat. ». Pour Kemp, le principe de supériorité ne doit pas rentrer dans la défense de l’ethnonationalisme pour la bonne et simple raison qu’il ne change rien à l’argument principal qui est que tous les peuples ont le droit à l’autodétermination. Dans ce cadre, le jargon raciste doit être évité.

En suivant les principes énoncés et développés par Kemp, il est aisé pour quiconque d’argumenter en faveur de l’ethnonationalisme. Les peuples donnèrent naissance à des civilisations distinctes car ils s’épanouissaient sur des territoires distincts. Si tous les individus d’un groupe ethnique disparaissent il est évident que la civilisation qui l’accompagnait s’éteint avec lui pour Kemp. Si la population en question disparaît par remplacement, alors la culture qui s’épanouira sur le territoire en question sera à l’image des nouveaux habitants. Il prend l’exemple de l’Amérique du Nord, dans laquelle « l’immigration de masse d’Européens vers l’Amérique du Nord a de facto détruit la civilisation amérindienne » par remplacement de population. Ce constat ne peut que résonner dans la tête de tous les Européens de ce début de XXIe siècle, qui vivent au jour le jour ce que vécurent les Amérindiens avant nous.

Pourquoi défendre un principe pour les uns et le refuser aux autres ?

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Les principes énoncés par Kemp dans sa brochure nous paraissent justes et parfaitement défendables d’un point de vue politique. La communauté internationale défend l’émancipation des Tibétains, s’inquiète du sort des Kurdes, s’émeut quand les droits fondamentaux des Ouïghours sont bafoués par l’Etat chinois. Pourquoi ne s’inquiète-t-elle pas du sort des Européens d’Occident ? Rien ne justifie cette indifférence. Le principe de l’ethnonationalisme est « raisonnable, moral et juste » conclut Kemp. Nous ne pouvons qu’être d’accord avec lui et encourager nos lecteurs à se procurer la brochure de Kemp (à commander ici : https://www.akribeia.fr/nationalisme/1795-qu-est-ce-que-l-ethnonationalisme-.html). À l’heure où la Bretagne est annexée par la France, qu’elle bafoue ses droits, étouffe sa culture et lui impose un double remplacement franco-africain nous devons clamer haut et fort notre droit à rester Bretons en Bretagne.

Une réflexion sur “« Qu’est-ce que l’ethnonationalisme ? » par Arthur Kemp, un texte fondamental

  1. A reblogué ceci sur Un Tiers Cheminet a ajouté:
    L’ethnonationalisme se fonde sur un principe très simple pour Arthur Kemp : le droit des peuples à l’autodétermination. C’est-à-dire que tout groupe ethnique a le droit de se gouverner lui-même sur son propre territoire. Kemp rappelle que ce droit est un droit fondamental consacré par la charte fondatrice des Nations unies.

    La communauté internationale défend l’émancipation des Tibétains, s’inquiète du sort des Kurdes, s’émeut quand les droits fondamentaux des Ouïghours sont bafoués par l’Etat chinois. Pourquoi ne s’inquiète-t-elle pas du sort des Européens d’Occident ? Rien ne justifie cette indifférence. Le principe de l’ethnonationalisme est « raisonnable, moral et juste » conclut Kemp. Nous ne pouvons qu’être d’accord avec lui.

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