« Georges Cadoudal le révolté » de G. Lenotre.

Georges Cadoudal
Georges Cadoudal le révolté.

Georges Cadoudal sortit à vingt ans de Saint-Yves, à l’époque où on en expulsait ses maîtres ; il se plaça comme clerc chez un notaire d’Auray, maître Glain, et fréquentait le soir au club local. Discernant les lacunes de son éducation, il cherchait à s’instruire en pénétrant les causes et les répercussions probables des événements qui troublaient si profondément sa province. Réduit à l’horizon rétréci de sa petite ville, il hésitait à prendre parti et seulement quand la persécution contre les prêtres demeurés fidèles à leurs vœux se fit violente, il décida qu’un homme de cœur, épris de liberté, ne pouvait rester spectateur.

On le trouve, en mars 1793, mêlé à un rassemblement de paysans, armés de fourches et de bâtons, résolus à s’emparer d’Auray en protestation contre la levée des 300.000 hommes qu’ordonnait la République. Cette bande indisciplinée est reçue à coups de canon ; Georges est dénoncé et emprisonné durant quelques jours. Pris par la réquisition parmi les conscrits qui vont combattre les Vendéens, il met à profit la première occasion de passer dans l’armée catholique et royale, déjà puissamment organisée et commandée par des chefs d’élite. Il s’enrôle dans les troupes de Bonchamps ; il est de toutes les batailles, du passage de la Loire, de la marche sur Grandville, de la retraite harcelante et désespérée ; il échappe au massacre de Savenay où l’armée vendéenne trouva son tombeau, et il revient vers le Morbihan, accompagné d’un camarade de guerre, Pierre Mercier, de trois ans plus jeune que lui. Ils parvinrent à gagner ensemble Kerléano ; Mercier fut accueilli à l’égal d’un fils par les parents de son ami et considéré désormais comme faisant partie de la famille. C’était un jeune homme d’allure délicate, de manières distinguées, instruit et lettré, « fait, a-t-on dit, pour être remarqué dans le meilleur monde » ; « un esprit vif, une âme ardente, une pénétration peu commune, la pureté d’un ange et la candeur d’un enfant, jointes à l’intrépidité d’un vieux guerrier ».

Georges Cadoudal
Georges Cadoudal

Mercier avait quitté le collège de Beaupréau pour s’engager dans l’armée royale : on le surnommait, depuis la campagne d’outre-Loire, Mercier la Vendée. C’est sans doute de son séjour chez les Cadoudal, au printemps de 1794, que date la première rencontre de Georges avec Lucrèce Mercier, sœur de son ami, venue, pour voir son frère, de Château-Gontier, en Maine-et-Loire, où leurs parents tenaient une auberge. La remarquable beauté de Lucrèce, sa piété, sa réserve, inspirèrent à Georges Cadoudal un sentiment passionné ; elle avait dix-sept ans ; il en comptait vingt-trois : ils se fiancèrent, ajournant d’un commun accord leur mariage à l’époque où le Roi aurait reconquis son trône. Et c’est alors que, sans argent, sans relations, sans prestige, Georges et Mercier, presque des écoliers qui, à deux, avaient à peine quarante ans, résolurent d’entrer en lutte contre la révolution devant laquelle reculait l’Europe épouvantée.

Les premières tentatives ne furent pas encourageantes. Georges avait recruté quelques partisans parmi la jeunesse d’Auray ; l’un d’eux le trahit ; l’administrateur du district réunit huit braves et, dans la nuit du 30 juin 1794, se dirige avec eux vers Kerléano. À trois heures du matin, il en surprend les habitants en plein sommeil ; on y découvre un moule à balles, des pistolets, des fusils et, à la pointe du jour, Georges, son père, sa mère, son frère Julien qui avait seize ans, son oncle Denis, son ami Mercier, liés de cordes, sont conduits à la prison d’Auray d’où, un mois plus tard, on les évacua sur le château de Brest, antique et sombre assemblage de tours, de fossés, de ponts, de casernes, d’échauguettes, de salles voûtées, enté sur le roc battu par les flots. Cette sinistre bastille regorgeait de détenus entassés pêle-mêle, prêtres, paysans, femmes, aristocrates, chouans et bourgeois. Mme Cadoudal ne put supporter le méphitisme de cette insalubre geôle ; transportée à l’hôpital de Brest, elle y mourut en donnant le jour à un enfant qui ne vécut pas. L’oncle Denis ne résista pas non plus aux rigueurs de la captivité ; avant de quitter la prison pour l’hospice où il allait mourir, il prit soin d’indiquer à son neveu Georges la cachette où, dans les derniers temps de son séjour à Kerléano, il avait enfoui tout l’argent qu’il possédait, — 9.000 francs en louis d’or et en écus, — et qu’il lui léguait en toute propriété.

On était alors au début de l’an III et quoique les lois de la Terreur fussent encore en vigueur, leur application subissait quelque détente ; Georges et Mercier profitèrent du relâchement des surveillances pour s’évader du château de Brest sous des costumes de marins que des amis du dehors leur avaient procurés. Georges courut à Kerléano ; il revit séquestrée, dévastée, la maison familiale ; deux de ses frères et l’une de ses sœurs, trop jeunes pour la prison, y étaient restés, confiés aux soins d’une servante. Les bestiaux confisqués avaient été conduits à Auray. Crainte d’être repris, Georges ne séjourna pas dans ce modeste domaine où s’était écoulée son enfance : il repéra la cachette de l’oncle Denis, trouva l’argent, se chargea de ce premier trésor de guerre et s’enfonça dans l’intérieur du pays, gagnant la région des landes sans fin et des forêts profondes qui, pendant dix ans, allait être son royaume.

Alors commença cette existence énigmatique de fugitif volontaire, sans asile fixe, tapi, le jour, dans les ajoncs ou sous la pierre brisée de quelque antique dolmen ; parcourant, la nuit, de longues distances pour visiter ses partisans ou embaucher de nouveaux affidés ; dormant, au hasard de ces randonnées, chez des paysans, dans ces chaumières isolées qu’un contemporain décrit comme « des cahutes sans air, pleines de fumée, partagées par une claie : les porcs et les bestiaux d’un côté, de l’autre les gens. Point de parquet, ni de pavé, ni de carrelage : le sol nu, bosselé, creusé de trous où s’accumule le purin de l’étable voisine ». C’est dans de pareilles demeures que Georges ira recruter ses agents et ses soldats.

Quels éléments vont composer cette armée dont l’effectif se complétera ou se restreindra suivant les circonstances ? — Quelques émigrés ; un certain nombre de déserteurs et de réfractaires, tous gens qui, de par la loi, sont sans asile, sans ressources et sans nom. Leurs casernements seront des « caches » éparses dans les bois et les landes, les chaumières perdues, loin des routes, où ils recevront l’hospitalité. À ce contingent permanent se joindront, en cas d’appel, les paysans, petits laboureurs, pêcheurs ou métayers, séduits par la prime d’engagement qui monte parfois jusqu’à 300 francs, et la paie, — irrégulière, il est vrai, — de 15 sols par jour. Les recruteurs de Georges parcourront le pays, exhortant les villageois à s’enrôler pour la défense des bons prêtres et des propriétés ; en certains endroits « ils enlèveront de force tous les hommes non mariés au-dessus de quinze ans ». Beaucoup les suivent volontiers, car ils n’aiment pas la révolution qui menace leurs croyances religieuses et leurs séculaires traditions. À ces hommes méfiants, misérables et fiers, à qui l’oppression est insupportable, la Convention a dépêché des missionnaires de sa façon pour leur prêcher la philosophie et l’irréligion : on a mutilé les statues de leurs saints, souillé leurs églises, persécuté leurs prêtres : aussi ont-ils pris en haine cette république qui, en leur prohibant le seul idéal à leur portée, tente de les reléguer au rang des bêtes.

Chouan breton
Le chouan breton, défenseur des libertés bretonnes

Monsieur Georges, lui, parle leur langue ; il est, comme eux, un paysan ; aucun intérêt personnel ne le guide ; ils le savent honnête et scrupuleux, il croit en Dieu, vénère la bonne Vierge et sainte Anne. Pourquoi ne le suivraient-ils pas ? L’insurrection royaliste du Morbihan se distingue de la chouannerie par son caractère populaire : partout ailleurs un gentilhomme commande les rebelles : M. d’Autichamp a l’Anjou et le Haut-Poitou, M. d’Andigné succédera à M. de Scépeaux et à M. de Châtillon dans le Bas-Anjou et la Haute-Bretagne ; M. de Boisguy commande la région de Fougères ; M. de Frotté règne en Normandie. Seul le soulèvement de la Basse-Bretagne a pour chef un homme sorti du peuple ; dans son entourage immédiat, rien que des roturiers ; aucun d’eux n’est préparé au labeur que Georges leur impose ; mais sa prodigieuse initiative les actionne.

Peut-on imaginer ce qu’il faut d’habileté, de ruse, de prudence pour organiser une armée clandestine en un pays occupé par des troupes adverses ayant successivement comme chefs les Hoche, les Brune, les Bernadotte. Telle fut pourtant la paradoxale entreprise de Georges : il divisa son territoire en neuf légions, comprenant chacune plusieurs paroisses, sut imposer à ses bandes un code militaire rigoureux ; il parvint même à créer un corps de cavalerie, une compagnie de canonniers, un service sanitaire. Pour nourrir, armer, payer, entretenir tout cela, on rançonnait les acquéreurs de biens nationaux, on attaquait les courriers chargés des fonds de l’État, ou bien on se rendait en force à la côte où la croisière anglaise débarquait des fusils, des munitions et des barils de guinées.

Le plus grand miracle de cette organisation clandestine fut l’établissement du service de la correspondance et des éclaireurs. Il importait, en effet, de déjouer la surveillance de l’immense armée de fonctionnaires, administrateurs de districts, municipaux, procureurs-syndics, agents nationaux, comités divers, clubistes, espions de tous rangs dont disposaient les Bleus. Pour lutter contre tant d’Argus, Georges a d’abord presque toute la population campagnarde du Morbihan : dès qu’une troupe républicaine se risque hors de la ville ou du bourg où elle est cantonnée, « la nouvelle s’en répand en une minute à des distances éloignées ». Aperçoit-on un Bleu armé, des femmes, des enfants sortent des villages : « La nation ! Voilà la nation ! » C’est le cri d’alarme ; la corne des pâtres le propage. Si la Nation pénètre à l’improviste dans un hameau, des appels, des mots de convention signalent le danger : « Les pourceaux sont dans nos choux ! » En même temps que Chappe, les chouans ont inventé le télégraphe optique : les ailes des moulins à vent, placées de certaines façons, parlent un langage muet qui est compris au loin. Leur position annonce-t-elle l’approche d’une patrouille, les hommes disparaissent, gagnent leurs caches ; les femmes seules recevront les Bleus ; mais vainement on les interroge ; elles ne savent pas un mot de français.

Chouans
Des chouans tendent une embuscade aux Bleus

Georges comptera partout des affidés : il en aura dans la police de Lorient, de Vannes, de Paris ; dans les administrations et dans les municipalités ; « ils se glisseront dans les délibérations, prendront place près des administrateurs, feuilletteront les registres » ; « il aura les mendiants qui traînent dans tout le pays ; les sauniers qui vont de village en village vendant leurs argiles ou leur sel » ; ses correspondances seront plus rapides que celles confiées à la poste du gouvernement ; ses agents parcourent en toute sécurité les routes de Bretagne, grâce à des maisons de refuge où ils sont assurés de trouver asile sûr et complices dévoués ; ils peuvent ainsi gagner la côte où des barques toujours prêtes les passent aux îles anglaises ; ainsi entretient-il ses communications avec les royalistes réfugiés à Londres. Telle sera l’œuvre immense qu’il a conçue et entreprise ; elle était encore en préparation quand, au printemps de 1795, il se rendit, en qualité de chef de légion, aux conférences de La Prévalaye, château voisin de Rennes, où les délégués de la Convention allaient se rencontrer avec les chefs de la chouannerie pour y traiter de la pacification.

Cent vingt royalistes y discutent de l’apaisement : la Convention accorde aux « rebelles » la liberté des opinions et des cultes, l’amnistie pour les émigrés rentrés et le retrait des troupes républicaines, si, de leur côté, les chefs des révoltés s’engagent par serment à reconnaître la république, à se soumettre à ses lois et à ne jamais porter les armes contre elles. À l’énoncé de ces conditions, des murmures, des rumeurs, des mots aigres couvrent la voix du lecteur ! Eh ! quoi ! la soumission aux régicides ! Une voix s’élève, celle d’un Breton, presque inconnu ; ce n’est, d’ailleurs, qu’un paysan ; il ne fréquente pas « le beau monde » qu’a groupé à Rennes la conférence. C’est Georges. Les traits crispés, le cou nu, la poitrine découverte, il fait de vains efforts pour réprimer son dégoût : « Monsieur, crie-t-il, au nom de tous les royalistes de Bretagne et de Vendée, je vous défends de poursuivre ! » Il sort de la salle, entraînant deux de ses compagnons de lutte, Guillemot et Saint-Régent. D’autres le suivent ; il retourne à ses landes, sans attendre la fin des pourparlers.

Elle fut tumultueuse ; vingt seulement des chefs royalistes acceptèrent les conditions de la Convention ; paix plâtrée, s’il en fut jamais et qui devait durer seulement quelques semaines. Dès le milieu de juin, la flotte anglaise débarquait à Quiberon une armée d’émigrés qui établit ses cantonnements sur le seul point du littoral où elle pouvait être immobilisée par une poignée d’hommes. Néanmoins, la république se crut perdue ; les royalistes exultèrent ; tous les chouans de Bretagne accoururent pour se joindre aux arrivants et marcher avec eux sur Rennes et sur Paris.

Chouans bataille
Des batailles éclatèrent entre Chouans et soldats français

Cadoudal est là avec ses Morbihannais ; admis au conseil, il y parle haut, dédaigneusement écouté par les gentilshommes de l’État-major qui jugent inconvenant le sans-gêne de ce plébéien. Il maudit cette expédition de Quiberon qui, prévoit-il, « ne tend à rien moins qu’à faire écraser le parti royaliste ». Il prend pourtant une part active à l’action, fait de ses vaillantes bandes un rempart qui résiste durant plusieurs heures à l’étreinte des Bleus de Hoche ; il sauve ainsi d’un effroyable massacre des milliers de femmes, de vieillards et d’enfants venus de tous les points du Morbihan pour voir flotter le drapeau blanc, crier Vive le Roi ! et assister aux messes du camp. Pressentant le désastre final, Georges préconise un mouvement tournant qui placera les républicains entre deux feux ; entraîné par quelques jeunes officiers nobles dans une diversion inopportune, loin du champ de bataille, vers Josselin et Saint-Brieuc, il obéit docilement, mais la rage au cœur exhortant à la discipline ses quatre mille soldats, mécontents, qui se révoltent enfin, refusent de suivre plus longtemps les gentilshommes inexpérimentés qui les mènent ; ils confient leur sort à Georges. En cinq jours, celui-ci les reconduit au Morbihan, parcourant vingt-cinq lieues de pays sans perdre un homme et dépistant les troupes de Hoche lancées à sa poursuite. Sa vaillance au combat, sa prudente fermeté dans la retraite ont révélé ses éminentes qualités militaires. Le 21 août 1795, les commandants des légions royalistes du Morbihan, réunis au château de Grandchamp, l’élisaient leur major-général. Georges n’avait pas encore 25 ans.

C’est, à cette époque, un garçon d’une corpulence anormale : une tête énorme « sur un cou de taureau » ; les épaules très larges, des bras d’Hercule, de grosses jambes. Sa figure bouffie est « pâle et gracieuse », encadrée de légers favoris aussi blonds que ses cheveux qui bouclent comme ceux d’un enfant. Malgré sa lourdeur apparente, il est d’une agilité, d’une résistance et d’une adresse singulières ; sa vigueur est telle « qu’il saisit un fort poulain par les pieds de derrière et l’immobilise, tandis qu’on excite l’animal à grands coups de fouet ». On montra longtemps à Mendon un puits dont il soulevait la margelle à bout de bras.

Georges Cadoudal
Georges Cadoudal était une force de la nature.

Au moral, il est aussi indéfinissable qu’il est exceptionnel au physique : « Farouche soldat de la guerre civile », a-t-on dit. Le portrait est sommaire. Certes, il y a chez Georges de la dureté, de la rudesse, de la brutalité même : ses yeux « fixes et scrutateurs » sous d’épais sourcils, sa gravité froide accusent « une inébranlable ténacité et une fierté pleine de puissance ». Son regard, parfois, « s’illumine d’éclairs » et souvent décèle une douce bonhomie. Sa dignité habituelle, sa fierté, n’excluent point par moments une gaîté et des gamineries d’écolier. Fin, madré même, en affaires, énergique et violent dans l’action, il reste en cela le paysan breton, ataviquement méfiant et colérique. Georges était vraiment « l’homme de sa contrée », aussi rude, aussi robuste que « les cailloux, les chênes trapus de la lande », aussi énigmatique que les mystérieuses pierres levées des sinistres grèves de Carnac. C’est pourquoi les paysans l’adoraient ; aussi longtemps que vécurent ses contemporains, sa vie faisait l’objet de leurs continuels entretiens, tant il avait profondément frappé les imaginations.

La légende grandissait sa populaire figure. On le voyait peu souvent ; on savait que son quartier général résidait ordinairement, soit au château de Reste, en Grandchamp, soit dans quelque ruine abandonnée telle que la tour d’Elven, d’un caractère si mélancolique dans sa solitude qu’animent seuls le vol et les croassements des choucas, soit encore dans quelque maisonnette au plus profond des bois. On ne le voyait guère qu’aux jours de bataille, le plumet, blanc de son feutre au plus fort de la mêlée. Certains pourtant assuraient l’avoir rencontré, sans escorte, dans la campagne, marchant à grands pas, « armé d’un fusil à vent qui foudroyait les bleus sans bruit, et toujours suivi par un grand lévrier sale et très laid, portant sous son collier la correspondance du parti ». Mais tant de fables ont germé sur cette ténébreuse histoire qu’on doit se méfier des imaginations paysannes. Dans l’âme du plus rude bas-breton se perpétue un besoin de poétiser qu’entretiennent la solennelle solitude des landes, le gémissement perpétuel de l’Océan, l’énigme de ces mystérieux menhirs dont abonde le Morbihan ; le souvenir qu’a laissé Georges Cadoudal s’est orné de tous ces prestiges. Au vrai, s’il se montrait rarement, il ne restait pas oisif. Des réduits où il se retire, il donne des ordres, devient « une puissance » et gouverne le Morbihan « autant et plus peut-être que les agents de l’administration républicaine du chef-lieu ». Soit pour assurer son incognito, soit pour mieux dépister les espions, ses affidés l’ont surnommé Gédéon, sobriquet biblique, l’assimilant au terrible juge d’Israël qui, à la tête de trois cents braves déterminés, affranchit ses compatriotes de l’oppression des Madianites.

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G. Lenotre

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