« La politique du Nationalisme Breton », par Fransez Debauvais

Le Nationalisme breton s’inspire des faits et des expériences.

Devant les problèmes bretons dont dépendent la vie et la prospérité du Pays, il constate l’inanité des solutions officielles et des espoirs régionalistes.

Il observe que la Bretagne est une Nation qui, suivant une loi générale formulée lus haut, a décliné, parce qu’elle n’a plus son autonomie, et que les Bretons ont perdu, avec le sentiment national, la notion des intérêts bretons.

Il observe également, comme confirmation de cette loi, que les petites Nations libres, comme la Norvège, la Hollande, le Danemark, ont leur industrie, leur marine ou leur agriculture dans un état de prospérité qui y rend la vie très aisée. Dans ces mêmes pays, les œuvres sociales, ont atteint un développement qui les place en tête des nations civilisées ; les illetrés sont inconnus ; les bilinguistes et trilinguistes plus nombreux que partout ailleurs ; l’activité intellectuelle, tant littéraire que scientifique, y est considérable, si bien que l’on a pu appeler ces pays des « Pays d’Energie », « les Grandes Petites Nations ».

Le Nationalisme breton rend les Bretons conscients de l’intérêt breton et fiers de leur nationalité bretonne. Comme conséquence, il les prépare à reprendre en main la gestion de leurs propres affaires, il les invite à travailler à recouvrer l’Autonomie de la Bretagne.

Par ailleurs, il constate que le mouvement autonomiste qu’il a créé en Bretagne est en accord avec les mouvements modernes de self-détermination, de self-governement des nationalités du monde entier.

Ces mouvements modernes portent également les nations libres à fédérer leurs intérêts internationaux.

Le Nationalisme breton propose donc d’appliquer le fédéralisme à la Bretagne libre pour former avec la France d’abord, avec les pays de l’Europe Occidentale ensuite, une fédération qui précédera la formation des Etats-Unis d’Europe, si ceux-ci doivent un jour prendre corps.

Le Nationalisme breton n’isole donc point la Bretagne dans un particularisme étroit, bien au contraire. Il la veut mieux dirigée, plus forte, plus prospère. Il veut la faire participer à la vie mondiale.

Fransez Debauvais, 1926

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