Les Blancs, les Noirs, les Arabes et l’esclavage. Qui est coupable !?

Le concept de culpabilité blanche a fait son chemin dans les cerveaux des jeunes occidentaux. Ce sentiment de culpabilité est né de la volonté de la gauche occidentale de mettre dans la tête des Européens qu’ils portaient collectivement la responsabilité de crimes qu’auraient commis leurs ancêtres.

Mais voilà qu’un nouveau concept est né dans la tête des néo-marxistes intersectionnels : le concept de « fragilité blanche ». Cette prétendue « fragilité », c’est celle dont on affuble les Européens, qui, par empathie et manipulés, se mettent à éprouver de la culpabilité pour les « crimes » commis à l’encontre des populations « racisées » (c’est-à-dire : non blanches). Cette culpabilité serait finalement perçue par les « racisés » comme une nouvelle agression, car pendant que les Blancs pleurent et s’excusent, les non-blancs continuent de souffrir : « leur émotivité détourne l’attention du véritable sujet de la discussion. En d’autres mots, quand on console le Blanc qui pleure, on ne parle pas du Noir qui souffre. » précise la journaliste canadienne Nathalie Collard (1). Ce concept est maintenant largement propagé à la télévision, sur les réseaux sociaux et dans les médias autorisés par les militants néo-marxistes, par les journalistes et par les propagandistes du régime. Les Blancs seraient donc non seulement coupables des « crimes » de leurs ancêtres et devraient s’en vouloir, mais ils devraient aussi se taire et s’en vouloir en silence. Il ne nous reste alors plus qu’une solution : disparaître, car tel est le projet, ne nous y trompons pas.

En tête de la longue liste des crimes dont nous serions collectivement coupables : l’esclavage, crime que nous serions censés « réparer » (2), probablement en transférant notre argent directement en Afrique par mandat cash ou bien peut-être encore en élisant un Africain président de la République Française. Mais quelle est la responsabilité réelle des Blancs dans l’esclavage ?

  1. L’esclavage, une réalité ancienne

L’esclavage est sans aucun doute aussi ancien que la guerre, et sa condamnation l’est probablement tout autant : pour preuve, on trouve déjà un premier texte condamnant l’esclavage au VIe siècle avant JC en Perse. En ce qui concerne la civilisation européenne, l’esclavage est aussi très ancien, et les sources sont nombreuses en ce qui concerne la Grèce et Rome dans l’Antiquité. À Athènes par exemple, les esclaves composaient un bon tiers de la population de la cité. Les historiens estiment aujourd’hui que les esclaves formaient également un tiers de la population italienne à la fin de la République.

Dans l’Occident chrétien médiéval, l’esclavage en tant que tel disparaît quasi totalement mais il est remplacé par une nouvelle forme de servitude qu’on appelle « servage » pour la distinguer de l’esclavage. Mais progressivement, les serfs s’émancipent au Moyen Âge en achetant des libertés ou des franchises. La mainmorte (incapacité dont sont frappés les serfs en France au Moyen Âge de transmettre leurs biens à leur décès) recule siècle après siècle et fut abolie en 1790 définitivement.

  1. Les Arabes et l’esclavage

Les historiens ont aujourd’hui mis en lumière l’implication centrale des Arabes dans l’esclavage autour du bassin méditerranéen depuis plus d’un millénaire. Pour le chercheur franco-africain Tidiane N’Diaye, la traite arabo-musulmane des Africains dépasse même très largement en nombre la traite atlantique vers les Amériques (3). Les attaques arabo-musulmanes en vue de faire des esclaves visaient à la fois les populations berbères autochtones du nord de l’Afrique mais aussi les populations noires subsahariennes, et ont duré plus de mille ans, du VIIIe au XIXe siècle environ.

On oublie souvent que les populations arabo-musulmanes ont aussi réduits en esclavage des populations blanches européennes à travers les épisodes de razzias des pirates barbaresques du XVIe au XVIIIe siècle. Le nombre total d’Européens concerné est difficile à connaître, mais on sait, par exemple, que dans la seule année 1640 plus de 3000 Britanniques furent réduits en esclavage à Alger et 1500 à Tunis (4). Au total ce sont donc des centaines de milliers d’Européens qui furent réduits en esclavage par les arabo-musulmans. Cette mémoire n’est bien-sûr jamais mise en avant par les médias à la botte du régime et de son idéologie anti-blanche.

  1. Les Blancs, les Noirs et la traite négrière.

Il est désormais clairement établi que la Traite atlantique n’aurait jamais été possible sans la collaboration des Etats esclavagistes africains. Certains de ces Etats devaient d’ailleurs leur prospérité à ce commerce, c’est le cas par exemple du roi du Dahomey qui vendait vers 1750 plus de 9000 esclaves aux négriers européens et s’assurait ainsi des revenus supérieurs à ceux des armateurs de Nantes. Si l’on connaît bien le passé esclavagiste de Nantes, sans cesse dénoncé par les agitateurs marxistes et par les discours autorisés (5), on n’entend jamais parler de l’implication du royaume du Dahomey (actuel Bénin). À ce sujet, Voltaire écrivait qu’ « on nous reproche ce commerce (mais qu’) un peuple qui trafique ses enfants est encore plus condamnable que l’acheteur », on ne peut qu’approuver.

Il nous semble aussi fondamental de rappeler avec Bernard Lugan que « si tous les peuples ont pratiqué l’esclavage, seuls les Blancs l’ont aboli » (6). Cette décision fut prise unilatéralement par les Etats européens et provoqua la colère des Etats esclavagistes africains qui profitaient largement de ce commerce. Aujourd’hui encore, l’esclavage est encore largement pratiqué en dehors de l’Occident, en particulier en Afrique subsaharienne et dans le sous-continent indien. Pourquoi donc culpabilise-t-on alors aujourd’hui les Blancs ?

Conclusion : Culpabilité blanche ? Vraiment ?

Nous l’avons vu, l’implication des Blancs dans la longue histoire de l’esclavage est loin d’être centrale et la culpabilité des populations non-blanches doit être réévalué à la lumière des apports récents de la recherche dans le domaine. Nous sommes pour notre part plutôt fier de pouvoir dire que nous appartenons à la civilisation qui a fait le choix d’abolir l’esclavage et le servage, et qui a fait le choix d’accorder à l’être humain une plus grande dignité et de plus grandes libertés. Nous encourageons aussi nos lecteurs à diffuser cet article et à combattre partout où ils l’entendent les mensonges entourant l’histoire de l’esclavage et le chantage à la culpabilité blanche entretenus par les militants néo-marxistes anti-blancs.

Culpabilité blanche ? Non, fierté blanche !

Hervé er Manéour, pour le blog Barr-Avel

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(1) https://www.lapresse.ca/arts/litterature/2020-08-31/pourquoi-il-faut-lire-fragilite-blanche-de-robin-diangelo.php

(2) Voir par exemple : http://www.slate.fr/story/183813/esclavage-traite-colonies-reconnaissance-reparation

(3) Tidiane N’Diaye, Le génocide voilé, 2008

(4) Revue d’histoire européenne, n°5, 2020, p.43

(5) Voir à ce sujet la récente polémique sur le Nez grillé, restaurant bien connu des nantais : https://www.valeursactuelles.com/societe/le-nez-grille-accuse-de-provocation-raciste-un-restaurant-nantais-contraint-de-changer-de-nom-127123)

(6) Revue d’histoire européenne, n°5, 2020, p.36

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