Où en est le Grand remplacement en Bretagne ?

Tous les Bretons honnêtes le constatent : le visage de la Bretagne a complètement changé depuis les années 1950. En quelques décennies la langue bretonne a disparu du quotidien, le français s’immisçant partout, jusque dans les foyers les plus reculés de la Basse-Bretagne. Mais au-delà de la langue restait le peuple. En dehors des zones frontières de la Haute-Bretagne, le peuple breton est resté globalement inchangé dans la deuxième partie du XXe siècle.

Mais depuis le début du XXIe siècle, les Bretons font face à deux nouveaux problèmes qui vont changer à jamais l’essence même du peuple breton : 1° L’installation de Français partout en Bretagne, en particulier sur les côtes bretonnes, qu’on pourrait appeler le Petit remplacement, nous y reviendrons dans de futurs articles ; 2° Le Grand remplacement, c’est-à-dire le remplacement des Européens ethniques par des populations extra-européennes en France et plus largement dans tous les pays occidentaux.

Si il existe beaucoup de sources qui font état de la progression de la proportion des extra-européens dans la population hexagonale, il n’existe aucun état des lieux sur la situation bretonne. C’est donc ce que je propose de faire ici.

Le Grand Remplacement en France : état des lieux.

On estimait en 2011 qu’environ 15% des moins de 69 ans avaient des origines extra-européennes en France, soit environ 10 millions de personnes. Plus des deux-tiers de ces 10 millions seraient originaires d’Afrique, soit environ 7 millions d’individus aux origines africaines. Si on ne prend que les moins de 18 ans, on parlait en 2011 de 19% de la population avec près des ¾ originaires d’Afrique (1). À cela s’ajoute ceux arrivés depuis 2011, en particulier depuis la « crise des migrants » et les clandestins qui passent sous les radars de l’Etat.

Un autre moyen d’établir la proportion d’extra-européens dans la population française est le chiffre des nouveaux-nés dépistés pour la drépanocytose à la naissance. La drépanocytose est une maladie génétique héréditaire qui touche exclusivement les extra-européens. Les taux de dépistages nous permettent donc d’établir avec une bonne précision la proportion des nouveaux-nés qui ont des origines extra-européennes.

La proportion des nouveaux-nés dépistés est passé de 31,5% de la population métropolitaine en 2010 à 39,39% en 2016. Si la progression poursuit à la même vitesse, les Européens seront minoritaires dans les maternités françaises d’ici une petite dizaine d’années, aux alentours de 2027 ou 2028. Les Européens sont déjà très largement minoritaires dans les maternités de l’Île-de-France (presque 74% des naissances extra-européennes en 2016) et dans les maternités de la région PACA + Corse depuis 2015 (plus de 56% des naissances extra-européennes en 2016). Il me semble important de relever que ce taux est très variable d’une région à l’autre. Les nouveaux-nés européens des régions Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Alsace et Languedoc-Roussillon ne représentaient qu’environ les 2/3 des naissances en 2016, les autres régions de la moitié Est avoisinent les 25% de naissances extra-européennes. L’Ouest est la zone la plus préservée, avec des taux qui variaient de 9,10% des naissances en Bretagne administrative à 17,88% en Aquitaine en 2016 (2).

Une autre donnée éclairante sur la progression de la proportion des extra-européens dans la population totale est l’attribution des noms aux nouveaux-nés par les familles à la naissance. Les prénoms musulmans attribués aux enfants sont passés de 3% des naissances en 1969 à 15% en 2009. On avoisine 21% de prénoms musulmans pour les naissances en 2019 sur la totalité de la France.

En conclusion, on peut estimer qu’il y a environ 15 millions d’extra-européens sur une population d’environ 65 millions en France métropolitaine, soit environ 1 habitant sur 4 si l’on prend les estimations hautes, et 1 sur 5 pour les estimations les plus basses. Sur ces 15 millions, on peut estimer qu’un peu moins d’un sur deux est musulman, soit une population musulmane actuelle d’environ 7 millions de personnes.

Le Grand Remplacement en Bretagne.

La France étant un pays très centralisé, il est toujours très difficile d’obtenir des statistiques locales. Il y a aujourd’hui environ 4,8 millions d’habitants en Bretagne si l’on prend les 5 départements (3). Si l’on imagine que les extra-européens sont répartis de manière égale sur le territoire national, il y en aurait près d’un million en Bretagne. Or, comme le démontre la carte du dépistage de la drépanocytose, ces derniers sont répartis de manière inégale sur le territoire français.

Si l’on reprend les chiffres du dépistage de la drépanocytose en 2016, on a un peu plus de 9% des naissances extra-européennes en Bretagne administrative, chiffre auquel s’ajoute le taux de la Loire-Atlantique, qui est inconnu à ce jour. La région Pays de la Loire, où se trouve la Loire-Atlantique, compte près de 15% de naissances extra-européennes, mais ce département est probablement l’un de ceux qui compte les taux les plus hauts, peut-être 16 ou 17% des naissances. On aurait donc un taux de naissances extra-européennes en Bretagne avoisinant les 12%.

Ce taux de 12% des naissances pour la Bretagne va nous renseigner sur la population totale extra-européenne. Si on estime qu’il y a aujourd’hui un peu plus de 40% des naissances extra-européennes en France et un peu plus de 12% en Bretagne, on peut estimer que les extra-européens sont proportionnellement 3 ou 4 fois moins nombreux en Bretagne qu’en France. On peut donc avancer le chiffre d’environ 300.000 extra-européens sur la population bretonne totale suivant cette méthode.

Ce chiffre est à mettre en lien avec par les récentes estimations de nos amis de Breizh-Info qui mettaient en avant un reportage de France 3 qui avançait récemment le chiffre de 250.000 à 300.000 musulmans en Bretagne. Les chiffres avancés par le Télégramme parlaient d’environ 100.000 musulmans en Bretagne administrative, auquel il faudrait évidemment ajouter ceux de Loire-Atlantique (4), soit un chiffre dépassant probablement les 200.000 étant donné l’implantation importante des musulmans dans ce département. Si on considère que la proportion de musulmans dans la population africaine totale est d’environ 1 sur 2 comme en France, on aurait donc au moins 400.000 extra-européens en Bretagne.

Conclusion et perspectives.

Même si les Bretons sont encore loin d’être minoritaires dans les maternités à la différence de leurs voisins Français, la proportion des extra-européens en Bretagne progresse de manière très préoccupante. Si on prend une estimation moyenne de 350.000 extra-européens en Bretagne on aurait environ 1 habitant extra-européen sur 13 ou 14 en Bretagne contre 1 sur 4 ou 5 en France, soit environ 3 fois moins proportionnellement à la population totale. Gardons à l’esprit que l’État français a tendance à imposer des migrants dans des zones encore préservés et donc que ce taux pourrait augmenter très rapidement en Bretagne dans la décennie à venir, notamment via la construction de logements sociaux ou la mise en place de centres d’accueil.

Il est donc impératif que les nationalistes bretons s’emparent de cette question en faisant fi des tabous. Notre ligne doit être très claire sur la question du Grand Remplacement. Les nationalistes bretons doivent défendre et proposer : 1° La fin de l’immigration et la lutte contre l’immigration clandestine, 2° L’inversion des flux migratoires en menant à bien une politique de remigration des populations concernés, 3° La garantie constitutionnelle de la non-remplacabilité du peuple breton dans le futur Etat breton que nous appelons de nos vœux.

Les nationalistes bretons doivent aussi dénoncer de manière très claire la responsabilité accablante de l’Etat français dans le remplacement des populations européennes de l’Hexagone. Ce dernier finance via nos impôts notre propre destruction. Toute logique de front commun avec le régime doit donc être écartée et combattue. La Bretagne ne vivra que tant que le peuple breton vivra. « Hep brezhoneg, Breizh ebet » (sans breton pas de Bretagne) disait le proverbe. Et bien nous, nous ajoutons « hep Bretoned, Breizh ebet », sans Bretons, pas de Bretagne.

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Neven Ar Ruz

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(1) https://journals.openedition.org/eps/6073, Michèle Tribalat, « Une estimation des populations d’origine étrangère en France en 2011 », Espace populations sociétés, 2015

(2) https://www.fdesouche.com/2016/09/24/drepanocytose-la-carte-du-grand-remplacement-mise-jour-2/

(3) https://www.nhu.bzh/population-bretonne-evolution-cinq-departements/

(4) https://www.breizh-info.com/2016/01/29/38474/france-3-la-bretagne-et-lislam-une-emission-consensuelle-sans-aucun-interet/

5 réflexions sur “Où en est le Grand remplacement en Bretagne ?

  1. Petite précision sur la responsabilité accablante de « l’Etat français ». A mon avis, le Grand remplacement découle plus exactement du régime démocratique républicain. D’un régime d’essence cosmopolite, rappelons-le. Car ledit Remplacement n’aurait jamais pu se produire sous un gouvernement nationaliste français. On aurait tort d’oublier qu’il existe d’autres peuples autochtones, d’autres militants au sein de cet hexagone qui, eux, refusent aussi cette invasion. Certes, civile mais mille fois plus dangereuse que toutes les occupations que notre peuple à connues. On ne peut donc se battre et espérer gagner seuls. Tous les Nationalistes d’Europe doivent s’unir. D’autant que « toute logique de front commun » avec nos compatriotes bretons de l’EMSAV est vouée d’avance à l’échec. Ceux-ci, fourvoyés dans la collaboration multiethnique et multiculturelle nous conduiront encore plus rapidement à notre suicide national. Or, si la Bretagne est notre Nation, l’Europe est notre Patrie. Et dans notre situation d’Européens envahis, nous avons mieux à faire que de nous chicaner sur la couleur du maillot que nous portons. Il sera toujours temps de régler nos comptes entre nous, quand l’Europe sera rendue aux Européens. Aujourd’hui, il existe des priorités et les refuser, c’est encourir demain le sort peu enviable des Boers d’Afrique du Sud.

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    1. Ne nous y trompons pas, les premiers ennemis de l’unité de l’Europe aujourd’hui ne sont pas les nationalistes bretons mais bien les souverainistes français. Pour ce qui est des autres peuples de l’hexagone qui luttent pour leur identité, nous les soutenons sans hésiter. Mais la France nous semble plus que jamais un handicap pour faire l’unité des nationalistes européens. Nation bâtarde, la France fait coexister des peuples aux héritages trop éloignés pour qu’ils puissent faire corps en elle. Seule une Europe unie qui reconnaitrait l’autonomie des nations ethniques aurait un sens pour nous. La France est un maillon inutile entre l’Europe et nos nations ethniques. Nous, nous proposons de se débarrasser de ce maillon inutile.

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